"Le REALTY nouveau est presque arrivé!"

09/05/2017

Article L'Echo 9 mai 2017

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Les phrases clés

"Le salon se porte financièrement bien, mais il est temps de faire évoluer le concept initial."
"REALTY est trop uniquement une foire où on loue des mètres carrés, on mange et on boit."

"Il faut passer de grand-messes à des petites tables rondes plus exclusives."
"Cette année, nous lançons trois nouveautés: la galerie des projets, un Innovation Corner et un Award de l'architecture."

Lancé par Artexis voici neuf ans déjà, le salon REALTY réunit, trois jours en mai, les professionnels belges de l'immobilier sur le site de Tour & Taxis. Ces dernières années, les pilotes se sont bousculés aux commandes. Avec des succès inégaux. Il y a deux mois, c'est Mathieu Van Marcke, le patron de la société gantoise Hooox, qui a repris les rênes au pied levé. Avec l'objectif de faire évoluer profondément le concept d'ici trois ans. Explications à une semaine de l'ouverture.

On annonce moins d'exposants pour l'édition 2017 que pour les deux dernières. Vous confirmez?

Oui, c'est vrai.

Vous le déplorez?

Non. Je pense qu'Artexis a bien commercialisé REALTY jusqu'ici, mais qu'il faut à présent faire évoluer le concept initial du salon.

Comment se porte REALTY 2017 à l'heure où nous nous parlons?

Mettons d'emblée les choses au point: la foire se porte financièrement bien. Il n'y a pas péril commercial en la demeure. Mais c'est un moment charnière pour faire le point: on va vers la 10e édition et il est temps de remettre le concept sur la table de travail.

Quels sont les objectifs atteints? Quels sont ceux qui ne le sont pas ou plus?

REALTY a atteint son premier objectif, le plus incontournable: celui de rassembler les acteurs de l'immobilier belge. Quand mon prédécesseur, Gregory Olszewski, a présenté le projet pour la première fois à l'UPSI (Union professionnelle du secteur immobilier), tout le monde se regardait en se demandant ce qu'Eric Everard avait encore sorti de son chapeau. En 2016, REALTY a drainé 7.000 entrées sur trois jours, soit 4.300 visiteurs uniques. Pour un salon professionnel national, ce n'est pas mal.

Quelle mission précise a reçu le nouveau patron alors?

Je pense que, depuis son lancement, la foire n'a pas évolué. C'est ma mission. REALTY est trop uniquement une foire, un salon où on loue des mètres carrés, on mange et on boit. Or, ce n'est plus du tout la vision que nous avons de ce dont les exposants ont besoin. Il faut sans doute faire un tri dans ces exposants et mieux répondre aux besoins spécifiques des types de publics que nous visons. Il faut faire évoluer un événement trop latin vers un modèle plus... nordique, comme le Provada à Amsterdam. Sans perdre l'ingrédient plaisir, bien sûr. Sinon, on risque de perdre son âme et sa raison d'être première.

Comment y parvenir sans tout casser?

D'abord, créer une communauté où on informe - on le fait déjà - mais surtout où on échange des idées novatrices. On ne le fait pas encore assez. Nous allons choisir des thèmes porteurs et trouver des ambassadeurs pour les porter vers tous nos visiteurs via de petites conférences dynamiques voire des tables rondes plus exclusives. Plutôt que des grand-messes ex cathedra, je voudrais installer des rencontres plus interactives entre décideurs publics et privés. Par exemple, réunir autour d'une table dix investisseurs ou promoteurs qui ne sont pas encore actifs à Liège ou à Charleroi avec le bourgmestre qui leur présente ses futurs projets.

Qui va orchestrer tout cela en amont?

Nous sommes en train de créer un "Advisory Board", présidé par Eric Verbeeck, ex-président de l'UPSI et ex-patron de Kairos Interbuild. Il y aura à ses côtés une poignée de grandes pointures qui croient au concept et peuvent identifier des thématiques porteuses pour l'avenir du secteur.

Certains exposants se plaignent du retour sur investissement. Comment répondre à ce genre de grief?

Nous allons davantage cibler les attentes de chacun et sortir, comme je vous le disais, du concept basique de foire où on achète son stand et on attend le visiteur, sans pouvoir vraiment trier les contacts.

Un exemple précis?

Prenez un promoteur connu. Il n'a pas nécessairement besoin d'équiper un stand durant trois jours en monopolisant le personnel qui doit le monter, l'animer et le démonter. C'est la raison pour laquelle on va réaliser, dès cette année, une galerie de projets où chaque promoteur peut venir présenter les siens sans devoir louer un stand.

Vous avez repris les commandes il y a trois mois environ avec Catherine Degreef (voir photo), qui a une expérience de dix ans chez Artexis. L'édition 2017 est une année de transition ou on corrige déjà le tir?

On est au début d'une réflexion de fond. En deux mois de travail, on est néanmoins parvenu à finaliser trois nouveautés pour cette année: la galerie des projets, un Innovation Corner technologique et un Award de l'architecture, lancé en partenariat avec Architecture Forum, une plateforme en ligne internationale pour architectes, qui regroupe 180.000 membres et qui a une division européenne et belge.

Nous avons eu, pour la première édition, 327 candidatures, dont 33% seulement sont issues du Benelux. On a un jury indépendant, avec quatre pointures internationales, présidé par un professeur d'université belge. La remise des premiers Awards aura lieu le jeudi 18 mai. Les nominés sont déjà sur notre site internet (realty-brussels.com).

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